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Etat du départ de Boulogne

Parti de Boulogne le 12 fructidor an 13
Le 13 à Escoeuille
le 14 à Saint Omer
le 14 à Fre
le 15 à Bethune
le 16 à Lens
le 17 à Douai
le 18 à Cambrai le 19 dudit mois 20 Cateau-Cambresis
le 21 à Landrecies
[...]

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Proclamation de sa Majesté Napoléon avant la prise de Marengo et Doulme (?) à la grande Armée :

Soldats, il y a un mois nous étions campés sur l'océan en face de l'Angleterre mais une ligne impie nous a obligée à voler sur le Rhin. Il n'y a pas 15 jours que nous l'ayons passé et les Alpes Vultembergeoises (?) le ? le Danube et le ? Barriere si célèbre de l'Allemagne n'ont pas retardé notre marche d'un jour, d'une heure, d'un instant l'indignation contre un Prince que nous avons deux fois rassis sur son trône quand il ne tenait qu'à nous de s'en précipiter nous a donné des chyles l'armée ennemie trompée

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par nos manoeuvres, par la rapidité de nos mouvements, est entièrement tournée, elle ne se bats que pour son salut, elle voudrait bien pouvoir échapper et retourner chez elle. Il n'est plus temps, les fortifications qu'elle fait le long de ? nous attendant par des bouts de la forêt noire lui deviennent inutiles puisque nous arrivons par les plaines de la Bavière. Soldats, sans cette armée que vous avez haïe devant vous, nous serions aujourd'hui à Londres, nous eussions vengé six siècles d'outrages et rendu la liberté aux mers mais souvenez vous demain que vous vous battez contre les alliés de l'Angleterre, que vous avez à vous venger des affronts d'un Prince parjure dont les propres lettres ne respirait que la Paix, quand il faisait marcher son armée contre nos alliés, qui nous a supposés assez lâches pour écrire que nous serions sans rien dire ; son passage de ?, son entrée à Munich et son agression contre le secteur de Bavière, il nous croyait occupés ailleurs, qu'elle apprenne pour la 3ème et dernière fois que nous savons être partout où la patrie à des ennemis à combattre. Soldats, la journée de demain sera cent fois plus célèbre que celle de Marengo. Je placerai l'armée à la même position. Souvenez vous que la postérité la plus reculée tiendra note de ce que chacun de vous aura fait dans cette mémorable journée. Vos neveux même d'ici à cinq cent ans viendront se ranger

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sous vos ?. Vos alliés feront un détail lorsque votre corps aura fait demain et de quelle manière votre courage les aura à jamais illustrés. Ce sera l'objet perpétuel de leurs entretiens et vous ? d'âge en âge l'admiration des générations futures. Soldats, si je ? ? que vaincre l'ennemi, je n'aurais pas cru devoir faire un appel à votre courage et à votre amour pour la Patrie et pour moi. Mais les vaincre ce n'est rien faire assez digne de vous ni de votre Empereur : il faut que pas un 5ème de l'armée ennemie n'échappe que ce gouvernement qui a trahi tous ces devoirs n'apprennent sa catastrophe que par notre arrivée sous les murs de Vienne et que par cette funeste nouvelle ils écoutent le cri de la conscience. Elle lui dit qu'il a trahi et les serments de la Paix et les premiers devoirs devoirs qui lui avait signé les ancêtres avec le pouvoir d'être le boulevard de l'Europe contre les irritions des cosaques. Soldats, qui avez donné aux combats de Wertingen et de Guntzbourg, j'ai été content de votre conduite, tous les corps feront comme vous et je pourrai dire à mon peuple votre Empereur et votre armée ont fait leurs devoirs, faites le vôtre et les deux cent mille conscrits que j'ai appelés courront à marche forcée pour renforcer notre seconde ligne.

Signé Napoléon.

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Ordre du jour du 10 Fructidor au quartier général de l'Empereur :

Soldats, l'armée russe se présente devant vous pour venger l'armée autrichienne Doulme (?) et ce sont les mêmes que vous avez battu à Hollabrunn et que vous avez constamment poursuivis jusqu'ici. Les positions que nous occupons sont formidables pendant qu'ils marcheront pour tourner ma droite, ils me présenteront le flanc. Soldats, je dissiperais moi-même vos bataillons, je me tiendrai loin du feu si avec votre bravoure accoutumée vous portez le désordre et la confusion dans les rangs ennemis. Mais si la victoire était un moment incertaine, vous verriez votre Empereur s'exposer au premiers coups car la victoire ne saurait hésiter dans cette journée, surtout où il va de l'honneur de l'infanterie française qui importe tout à l'honneur de toutes les nations que sous prétexte d'amener les blessés ou ne dégarnisse pas les rangs et que chacun soit bien pénétré de cette ? qu'il faut vénérer ? ? de l'Angleterre animés d'une si grande haine contre notre nation. Cette victoire finira notre campagne et nous reprendrons nos ? d'hiver là nous serons joints par les nouvelles armées qui se forment en France et la Paix que je ferai sera digne de mon peuple et de moi.

Signé Napoléon.

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Proclamation
Le général Vandamme aux officiers généraux et de tous les grades de sa division :

Messieurs, comme la position dans laquelle nous nous trouvons nous force à en appeler à toute votre attention. Les marches forcés faites ou à faire pour compléter la plus belle campagne qu'on eut dans l'Histoire, les privations auxquelles nous sommes exposées, Messieurs, exigent, de notre part des soins particuliers pour maintenir la troupe dans la discipline , conserver la ? des braves que nous commandons et entretenir l'armement et l'entretien en règle. Je vous conjure au nom de de l'honneur, au nom de l'amour, que nous portons tous à notre Auguste Empereur, occupez vous constamment de vos brigades, régiment, bataillons et compagnie comme je m'occupe autant que possible de vous tous. Je sacrifierai ma santé et ma vie pour le bien-être de ma division mais je ne puis rien sans le concours de ceux qui comme moi ont juré à l'Empereur de bien le servir et tout faire pour son glorieux règne. Nous sommes à la veille de plus grands évènements, Messieurs, toute une armée autrichienne est presque entourée par la grande armée que le

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grand Napoléon commande en personne. Préparons nous à bien nous battre et sous peu la victoire la plus signalée minera cette campagne pénible mais glorieuse. C'est dans ces circonstances difficiles que l'homme de
cour (?) prouve qu'elle est si nôtre. Notre métier n'était pas pénible s'il n'y avait pas souvent des dangers et des maux à supporter. Quel honneur y aurait-il d'être, Messieurs ? L'élite de la Nation ne composerait pas les armées et nous ne serions plus les citoyens distingués de la grande nation? Content jusqu'ici de la presque totalité de ma division, je me félicite de la commander. Je vois les chefs attentifs, les soldats patients et disciplinés et j'ose d'avance me convaincre que des brillants ? couronneront nos généreux efforts. Soldats, continuez à être disciplinés et patients. Croyez que moi et tous vos chefs, nous n'avons rien tant à ? que de vous conduire au chemin de la victoire ; le temps est affreux, les chemins difficiles mais nous sommes Français, notre Auguste Empereur marche à notre tête. D'éclatantes victoires feront le prix de tant d'héroïsme. La campagne ne sera pas longue. Sous peu nous n'aurons plus

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d'ennemis. Tous sauront que notre souverain ne combat que pour les vaincre. Ils ne peuvent l'avoir oublié. Je compte toujours sur votre valeur, sur votre discipline et votre patience. Comptez sur toute ma sollicitude pour alléger vos privations, vos souffrances et obtenir qu'on mette un peu plus de régularité dans la distribution des vivres. Je sais vous apprécier, continuez à m'accorder votre confiance, donnez m'en la preuve par votre bonne conduite et je serai tout entier à vous.

Le Général de division, signé Vandamme.

Proclamation de la bataille d'Austerlitz :

Soldats, je suis content de vous. Vous avez à la journée d'Austerlitz justifié ce que j'attendais de votre intrépidité, vous avez décoré vos ? d'une mortelle gloire. Une armée de cent mille hommes commandée par l'Empereur de Russie et d'Autriche a été en moins de 4 heures de temps coupée ou dispersée. Ce qui a échappé à vos feux s'est noyé dans le lac. 40 drapeaux et les étendards de la garde impériale de Russie. Cent vingt pièces de canon, 20 généraux, plus de trente mille prisonniers sont

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le résultat de cette fameuse journée à jamais célèbre. Cette infanterie tant vantée et un nombre supérieur n'a pas résisté à votre choc (?) et désormais vous n'avez plus de rivaux à redouter. Ainsi en deux mois cette troisième coalition a été vaincue et dissoute. La Paix ne peut plus être éloignée mais comme je l'ai promis à mon peuple avant de passer le Rhin, je ne ferai qu'une Paix qui me donne des garanties et assurée des récompenses à nos alliés. Soldats, lorsque le peuple français plaça sur ma tête la couronne impériale, je me confiais à vous pour la maintenir dans le plus haut état de gloire que (vous) seuls pouvez lui donner de prix à mes yeux mais dans le même moment nos ennemis pensaient à la détruire et à ? et cette couronne de fer conquise par le sang de tant (de) Français, ils voulaient m'obliger à la placer sur la tête de nos plus cruels ennemis, projet téméraire et insensé, que, le jour même de l'anniversaire du couronnement de votre empereur, vous les avez anéantis et confondus. Vous leur avez appris qu'il était plus facile de nous braver et de menacer que de nous vaincre. Soldats, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de votre patrie sera accompli, je vous ramènerai en France, là vous serez l'objet de mes plus tendres sollicitudes. Mon peuple vous reverra avec des transports de joie et ils vous suffira de dire "j'étais à la bataille d'Austerlitz" pour que l'on réponde "voilà un brave".

Signé Napoléon Empereur des Français.
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